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La danse des masques au pays Dogon

Les naissances, les fêtes qui suivent les récoltes mais aussi les funérailles sont les moments forts de la vie sociale Dogon. Le point culminant en est le Sigui, tous les 60ans, grand rituel qui célèbre la naissance du monde et le triomphe de la vie sur la mort. Dans ces grands moments, les masques sortent et accompagnent les villageois selon des très rituels codifiés.


 

La danse des masques est une phase importante du rituel funéraire dogon.

 
« Au moment du décès, les principales composantes de la personne, tel le souffle vital, les âmes de sexe et de corps, sont libérés de leur enveloppe charnelle et essaient d’entraîner avec elles les vivants. Les funérailles et le lever de deuil, dama, visent à conduire les âmes errantes vers le monde de l’au-delà. »
 
A cette occasion, les masques vont sortir et aider l’âme du défunt à quitter le monde des vivants pour rejoindre celui des ancêtres. Chacun a sa fonction, représentant des personnages importants de la mythologie Dogon, mais aussi des personnes de la société civile, des animaux...
 
Cette cérémonie, qui peut durer plusieurs jours suivant l'âge et le rang social du défunt, se déroule à un moment où la communauté a terminé les travaux des champs et les récoltes. Elle regroupe la grande famille qui parfois se déplace de trés loin et bien sûr tous les gens du villages et des alentours.
 
De nos jours, la danse des masques est parfois montrée aux touristes hors du contexte qui lui donne son sens. Il est donc important d’en comprendre la signification et de la regarder autrement que comme une danse folklorique.

 


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