■ Sites touristiques Gao et le tombeau des AskiaLe vent du désert trouve dans les larges avenues de Gao un terrain de jeu idéal pour déposer le sable qu’il vient de voler aux dunes du Sahara. Mais heureusement le fleuve Niger est là, large, majestueux. Il déploie quelques bras jusqu’au bord de la ville et permet aux enfants de jouer sans danger dans ses eaux calmes. Plus loin la dune rose qui plonge dans le fleuve impose sa silhouette massive et semble veiller sur la ville. Le tombeau des Askia Gao connut son heure de gloire à l’apogée de l’empire Songhaï vers la fin du 15° siècle. Elle était alors gouvernée par la dynastie des Askia qui y fit construire le tombeau inscrit aujourd’hui patrimoine mondial de l’Unesco. La ville alors recevait les caravanes venues du Nord avec leurs chargements précieux qu’elles échangeaient contre le sel, l’or, l’ivoire et les esclaves.
Une voie de communication majeure Dans les années 1970, Gao était la porte d’entrée des personnes qui traversaient le désert depuis l’Algérie. Depuis la guerre civile dans ce pays l’arrivée des touristes s’est tarie et ce n’est pas la rébellion plus récente qui va inciter au rétablissement de cet axe routier.
Aujourd’hui Gao est une ville basse, étendue, aux larges avenues dans lesquelles s’engouffrent les vents de sable venus du désert.
La Dune Rose
Mais il ne faut pas oublier le fleuve dont les bras viennent caresser la ville et qui offre ici des paysages saisissants. Monter sur la dune rose pour admirer les petits canaux séparant les nombreuses îles sur lesquelles paissent tranquillement les troupeaux reste un spectacle étonnant au bord du désert.
Dernier port sur le fleuve avant la frontière, elle accueille en période des hautes eaux les bateaux en provenance des villes en amont depuis Bamako (Koulikouro) jusqu’à la dernière Tombouctou. A voir, à faire
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